Accueil > Archives > Dossiers > Thèmes défendus > Plan Local d’Urbanisme : faux départ pour le vélo

Plan Local d’Urbanisme : faux départ pour le vélo

mardi 27 juillet 2010, par Sebastien Bosvieux

Le Plan Local d’Urbanisme est actuellement au cours de sa 4° révision. Le premier projet de cette 4° révision (2009) était audacieux alors que cette nouvelle mouture, soumise à la 2° enquête publique revient sur toutes les avancées.

Voici les conclusions du commissaire enquêteur. A propos du vélo, on relève qu’une bien maigre remarque : autoriser l’escalier pour accéder au stationnement des deux-rous [y compris motorisés NDLR] dans les bâtiments anciens pouvant être exhaussés et occupant la totalité de l’emprise au sol de l’unité foncière.


En 2009, l’association Vélo avait salué les avancées notoires du PLU ( 1° enquête publique pour sa 4° révision), en particulier pour les stationnements. Celui des voitures était largement réduit pour les constructions neuves, avec l’apparition du seuil plafond : un maximum de places était obligatoire contre un minimum aujourd’hui. Côté vélo, ce seuil était plancher et relevé. L’accent était mis sur les locaux vélos fermés, accessibles mais aussi sur les stationnements en lieux publics, administrations, entreprises, commerces...

Le Grand Toulouse espérait que le Grenelle 2 avalise cette notion de seuil plafond. Que neni, rien sur le stationnement dans la loi et du coup le commissaire enquêteur tacle ce principe. Pour son nouveau projet, soumis à 2° enquête publique, cette notion disparait et l’on revient au minima automobile, même si la présence des transports en commun les atténue quelque peu. En revanche, concernant les avancées en matière strictement vélo, l’abandon ou l’adoucissement des exigences (voire même le recul par rapport au PLU actuel pour les commerces, services publics) est difficilement compréhensible, le commissaire enquêteur n’en faisant pas état dans ses conclusions. Peut-être la pression des promoteurs immobiliers, en vue d’économies de bouts de chandelles et de résidences toujours plus fermées à la ville et repliées sur elles-même à l’image des bunkers qui fleurissent un peu partout autour de Toulouse.

Bref, l’association Vélo a déposé une requête à l’enquête publique le 1er juillet 2010 pour dénoncer ce quasi-retour au projet initial.

Le fichier ci-joint compare, pour la partie règlement et stationnement, le PLU actuel, le 1° projet et le second.

Version imprimable de cet article Version imprimable