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2ème rocade : JL Moudenc avoue l’inefficacité du projet mobilités 2030

JL Moudenc tente de relancer un projet enterré depuis 2008

Depuis son élection Jean-Luc Moudenc cherche à réactiver le projet de « deuxième rocade ». Il s’en explique en particulier dans la Dépêche du 5 décembre 2017. Alors que les commissaires enquêteurs n’ont pas encore rendu leur avis - attendu à la fin de l’année - sur la révision du PDU (Plan de Déplacement Urbain), appelé projet Mobilités 2025-2030, Jean-Luc Moudenc pense lancer des idées pour résorber la paralysie presque quotidienne du trafic routier en heures de pointe, faisant de Toulouse une des grandes villes françaises les plus paralysées.

M. Moudenc douterait-il de l’efficacité du plan Mobilités qui, au vu de la loi, devrait avoir pour objectif de réduire le trafic routier ? M. Moudenc propose pire : déplacer et amplifier le problème par ces projets de deuxième rocade. Ainsi, pour diminuer le trafic automobile, il ne propose pas mieux que de construire de nouvelles routes. Le président du Conseil Départemental de la Haute-Garonne, M. Méric, prend enfin conscience que la troisième ligne de métro ne résoudra rien : « L’idée que la 3e ligne de métro et le contournement vont tout régler est fausse. » De même, « l’irrigation par les bus Linéo est totalement insuffisante ». Toulouse Métropole et le Département, les principaux financeurs de la ligne TAE, sont en phase : les presque 4 milliards d’euros pour une politique des transports en commun, dite la plus ambitieuse de France après Paris selon Jean-Michel Lattes, n’améliorera que peu la mobilité des habitants de l’aire urbaine toulousaine.
CQFD.

2 Pieds 2 Roues conforte donc son avis défavorable sur le projet Mobilités. Le projet Mobilités, avec sa troisième ligne de métro, est la solution pro-voiture par excellence : on creuse pour ne pas toucher aux comportements des autosolistes responsables de l’état sanitaire déplorable de l’air toulousain. Le Département de la Haute-Garonne et la Région Occitanie devraient réfléchir à se désengager du projet Mobilités au profit d’une politique des transports en commun plus efficiente.

Pour rappel, nous proposons uniquement des solutions en surface pour redistribuer l’espace public au profit des modes non polluants, grâce à une politique ambitieuse pour les modes actifs mais aussi par la création de vrais bus en site propre, d’un réseau de tram et de l’optimisation du réseau ferré régional présent sur l’agglomération.

Nos 5 propositions phares pour les modes actifs :

  • Augmenter le budget annuel modes actifs de 16 à 40 millions d’euros pour l’ensemble du PTU (hors aménagements structurants de voirie type TCSP, ZAC, réfection totale de voirie, création de ligne de métro).
  • Déploiement d’un Réseau Express Vélo (REV) sur l’ensemble du PTU.
  • Généralisation de la limitation à 30 km/h sur toutes les zones urbaines du PTU, à l’exception des rocades et axes structurants.
  • Mise en place d’une zone piétonne sur tous les centres-villes des communes du PTU ainsi que dans les faubourgs de Toulouse.
  • Mise en place d’une Contribution Routière Urbaine (CRU), s’apparentant à un péage urbain, sur la ville de Toulouse, à généraliser progressivement sur l’ensemble du PTU.

Pour plus d’informations, contacter :

Guillaume Crouau, président, 06 98 88 47 80

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Mis à jour le dimanche 28 janvier 2018

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