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Copenhague : penser global, agir local

Tout le monde, disons tous les médias, en parle. Du 7 au 18 décembre aura lieu le "COP15", le sommet de Copenhague pour lutter contre le réchauffement climatique et permettre aux pays du monde de sceller l’après-Kyoto. Mais les experts sont négatifs sur un accord concret et ambitieux...

Le problème : nous émettons 27 milliards de Tonnes de CO2 par an, la planète ne pouvant en absorber que 11, le reste contribue à l’effet de serre et donc au réchauffement. Nous n’avons donc droit qu’à 1800 kg de CO2 par personne et par an avec une population de 6 milliards d’individus.

Soit moins de 15000 km avec une petite voiture, et rien d’autre, même pas manger ni se chauffer !

La référence est choquante car elle concerne la principale source de pollution : l’automobile, par ailleurs tellement futile par rapport au logement et à l’alimentation. Le transport c’est pourtant près d’un tiers des émissions de CO2 en France et le seul secteur en progression entre 1990 et 2007, avec + 14% (+ 490% depuis 1960) ! (source citepa).

Il semble donc difficile de résoudre l’équation en incluant la voiture comme paramètre... et c’est là où le vélo intervient. Bien sûr il ne constitue pas la solution miracle car elle n’existe tout simplement pas. Mais au milieu des multiples avantages du vélo, que la concision de ce billet ne me permet pas de citer, il y a celui-ci : il ne pollue pas. Le vélo est Kyoto-Grenello- compatible et même durable ! Même pas besoin de le repeindre en vert !

Le vélo justement, notre association éponyme toulousaine s’y connaît un petit peu et « faire prendre conscience aux personnes de tout l’intérêt que revêt l’usage de la bicyclette (véhicule non polluant…) » est même le premier précepte inscrit dans ses statuts. Faire descendre les automobilistes de leur voiture pour les faire monter sur un vélo n’est que la déclinaison locale d’enjeu planétaire, aussi modeste soit-elle. Illustration finalement du fameux « penser global, agir local ».

Certains pensent que notre action doit rester ancrée strictement au plan local et ne pas faire le lien avec le global et ce sommet qui nous dépasse et fait appel à des considérations qui vont bien au-delà de la simple utilisation quotidienne du vélo. Toutefois, il me semble que notre militantisme dépasse le simple acte de pédaler à Toulouse. Militer pour le vélo c’est se battre pour une autre idée de la ville et des déplacements. J’oserais dire que le vélo peut être moteur d’un mode de vie à part entière, différent, et qui repense la ville et le rapport entre les Hommes. La ville à taille humaine est celle que l’on peut voir depuis sa selle. Finis l’urbanisme énergivore et chronophage construit et développé pour la voiture mais qui est la règle encore aujourd’hui. La ville à vélo est aussi la vie à vélo. Convivialité, peu de stress, calme, sécurité, réappropriation de l’espace, air pur. Cela, la plus « propre » des voitures ne le permettra pas.

Bref, mon militantisme pour le vélo et à l’association Vélo, je le considère tout à fait comme la déclinaison locale d’enjeux planétaires tels ceux discutés dans la capitale danoise.

Pour manifester notre volonté d’une conclusion ambitieuse à Copenhague et montrer que nous, populations, attendons beaucoup de nos représentants, participons aux convergences à vélo samedi 12 décembre 2009. Toutes les infos sur cette page.

Matthieu est aussi en route pour Copenhague en cyclo-camping...

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Mis à jour le lundi 7 décembre 2009, par Sebastien Bosvieux

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